
Le groupe LDC (Maître Coq, Le Gaulois, Loué, Marie, Pierre Martinet…) affiche une croissance de +15,2% sur l’exercice 2025-2026, dépassant ses objectifs avec un an d’avance.
A l’issue d’un exercice 2025-2026 qualifié d’exceptionnel, le groupe LDC (Maître Coq, Le Gaulois, Loué, Marie, Pierre Martinet…) enregistre un chiffre d’affaires en progression de +15,2% en valeur (+7,5% à périmètre identique et taux de change constants), à 7 283,2 M€. Le groupe sarthois franchit, ainsi, avec un an d’avance l’objectif de chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros fixé à fin 2026-2027 dans le cadre de son plan à cinq ans, communiqué en mai 2022. Un niveau d’activité qui s’accompagne d’une progression de la rentabilité de chacun des pôles du groupe, permettant à LDC d’afficher un Ebitda dépassant, là aussi, l’objectif de son plan à cinq ans. L’activité de l’exercice a été porté par le bon niveau de la consommation de volaille, l’intégration des dernières acquisitions et l’effet des hausses tarifaires obtenues dans le cadre du plan de revalorisation des maillons de la filière avicole.
Progression sur tous les pôles
En intégrant l’amont, les ventes du pôle volaille France ressortent à 4725,2 M€, en hausse de +7,3% (+6,3% hors acquisition), portées par les produits Label et élaborés, ainsi que par les œufs et ovoproduits. La progression des résultats intègre l’effet des revalorisations tarifaires opérées sur la période et le ruissellement de celles-ci au bénéfice de la chaîne de valeur de l’amont : environ 70 M€ ont déjà été versés, à fin février 2026, sur les 90 M€ programmés.
À l’international, le chiffre d’affaires affiche une croissance le 47,2% en valeur et de 25% en volumes, à 1396,3 M€. Une performance qui s’explique par l’intégration des dernières acquisitions (Indykpol, Calibra, Konspol et ECF).
De son côté, le pôle traiteur affiche une croissance de 19,7% à 1 161,6 M€, avec des volumes en hausse de 33,8%. Là aussi, la dynamique est liée à l’intégration des ventes du groupe Pierre Martinet (juin 2025) qui contribuent au résultat du pôle à hauteur de 10,7M€ sur l’exercice. A périmètre identique, le chiffre d’affaires progresse de 0,6%, tandis que les volumes enregistrent un recul de 2,3%.
Passer le cap des 10 M€ de CA dans cinq ans
Côté investissements, l’enveloppe prévue pour l’exercice 2026-2027 progresse pour atteindre 417 M€ (contre 347 M€ en 2025-2026). Une stratégie qui a pour vocation d’accompagner le groupe dans le développement à long terme des capacités industrielles dédiées à la production de poulet du quotidien et de produits élaborés, actuellement saturées.
Le groupe affiche, ainsi, de nouvelles ambitions avec un nouveau plan stratégique pour les cinq prochaines années qui doit permettre à LDC le franchir le cap des 10 milliards d’euros le chiffre d’affaires au terme de l’exercice 2030-2031. Une ambition qui intègre, à la fois, une hausse des ventes issues des croissances organiques et la concrétisation de nouvelles acquisitions en France et en Europe.
Sur l’amont, intégrant l’élevage, l’ambition fixée à cinq ans de dépasser 800 M€ de chiffre d’affaires consolidé, dont 500 M€ dans les activités œufs.
Dans la volaille, LDC entend conforter son leadership en France avec une croissance cumulée de plus de 20% sur les cinq prochaines années, avec un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros sur l’exercice 2030-2031. Pour y parvenir, les efforts porteront plus particulièrement sur le développement des capacités de production sur le poulet du quotidien, la productivité des outils, la poursuite de la croissance des marques, des produits élaborés et le soutien des spécialités de volaille (labels, dindes, canards, pintades, cailles…).
À l’international, l’ambition du groupe est d’atteindre un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros à l’horizon 2030-2031, soit un doublement des ventes à 5 cinq ans.
Dans le traiteur, l’enjeu prioritaire est d’accroître la performance industrielle et commerciale, de favoriser le développement d’innovations de rupture et d’accroître le rayonnement des marques. LDC mise sur 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires au terme de son plan à cinq ans.
Pour 2026-2027, le groupe table sur de bonnes perspectives mais avec une vigilance accrue pour la première année du plan, Compte tenu du contexte géopolitique actuel son impact sur le prix des carburants et des principaux entrants (matières premières, emballages…). Parallèlement, les efforts de soutien à la filière seront poursuivis avec 60 M€ de revalorisations supplémentaires portant à 150 M€ le montant total engagé par le pôle volaille en faveur des maillons de la filière avicole, et notamment des éleveurs.
C.B.
