
Le budget moyen consacré aux soldes d’été 2026 bondit à 357 euros, porté par une forte mobilisation des moins de 35 ans et un retour marqué en magasin.
Selon la troisième édition du baromètre « Les Français et les soldes » réalisée par OpinionWay pour Mollie, près de quatre Français sur dix (39 %) prévoient de profiter des promotions estivales, un chiffre stable pour la troisième année consécutive. Mais cette stabilité cache une évolution majeure : le budget moyen alloué aux soldes atteint 357 euros, soit une hausse spectaculaire de 124 euros par rapport à 2025. Plus d’un Français sur deux (55 %, +14 points) envisage de dépenser 200 euros ou plus, témoignant d’un regain d’appétit pour les bonnes affaires. « Le fait qu’un jeune sur quatre fasse les soldes par contrainte budgétaire rappelle l’importance de rendre l’achat plus accessible. Les solutions comme le BNPL, particulièrement adoptées par les moins de 35 ans, permettent de lisser les dépenses et d’éviter les arbitrages trop contraignants. Pour les enseignes, offrir ces alternatives, c’est accompagner les consommateurs dans un contexte où chaque euro compte », analyse Adrien Dupuis, Country Manager de Mollie France.
Un engouement porté par les jeunes et les familles
Si l’intention d’achat reste stable, les écarts générationnels se creusent. Les moins de 35 ans sont 63 % à prévoir des achats, dont près d’un quart (24 %) motivés par une contrainte budgétaire, contre seulement 4 % chez les seniors. À l’inverse, seuls 22 % des 65 ans et plus envisagent de participer aux soldes. Les parents affichent également un budget moyen élevé, atteignant 382 euros (+103 euros), tandis que les 18-24 ans comptent dépenser 377 euros en moyenne.
Les disparités territoriales persistent : en 2025, les habitants des communes rurales et des petites villes affichaient des budgets moyens de 222 et 195 euros, loin derrière les Franciliens, qui culminaient à 381 euros. Ces écarts reflètent des différences de niveau de vie et de pratiques de consommation selon les territoires.
Diversification des achats et retour en force du magasin
Les vêtements restent le premier poste d’achat (75 %), mais la diversification s’accentue : 39 % des répondants prévoient des achats pour enfants, tout autant pour l’électroménager et l’électronique, tandis que les produits de loisirs progressent nettement. Chez les 18-24 ans, la décoration séduit 46 % des futurs acheteurs, signe d’un engouement pour l’aménagement intérieur.
Après une forte progression des parcours hybrides en 2025, l’achat exclusivement en magasin repart à la hausse en 2026, concernant désormais 48 % des Français (+4 points). Les jeunes ne sont pas en reste : 52 % des 18-24 ans (+10 points) et 45 % des 25-35 ans (+8 points) privilégient les boutiques physiques, rejoignant les 57 % des seniors. L’achat exclusivement en ligne reste stable à 23 %, tandis que les parcours mixtes reculent à 29 % (‑6 points).
« Cette troisième édition ne met pas en opposition les canaux, mais montre l’émergence d’un consommateur total, qui attend une continuité naturelle entre digital et physique. Le retour des jeunes en magasin ne traduit pas une nostalgie, mais plutôt une recherche de simplicité et d’efficacité dans leur parcours d’achat. Pour les commerçants, le défi est immense : il faut orchestrer une expérience sans friction sur tous les fronts, surtout en période de forte affluence comme les soldes », souligne Adrien Dupuis.
Ouverture vers de nouvelles marques
La fidélité reste un pilier : 89 % des Français déclarent vouloir réaliser leurs achats dans des enseignes qu’ils connaissent déjà, même si cette proportion recule légèrement (‑3 points). Toutefois, 21 % envisagent de profiter des soldes pour accéder à des marques habituellement jugées trop chères, une tendance plus marquée chez les ménages les plus aisés (25 % des foyers gagnant 5 000 euros et plus).
Enfin, si 60 % des Français n’envisagent pas de faire les soldes, ce renoncement est davantage lié à un manque d’intérêt (24 %, en hausse) qu’à un frein financier (19 %, en baisse). Pour 17 % des répondants, les promotions disponibles toute l’année suffisent à combler leurs envies de bonnes affaires.
Réalisée auprès de 1 060 personnes représentatives de la population française, cette étude confirme que les soldes d’été 2026 s’annoncent comme un rendez-vous incontournable, où le pouvoir d’achat, l’expérience omnicanale et la fidélité aux enseignes s’entremêlent plus que jamais.
C.Bu
