
En février, la consommation des ménages en biens recule nettement, pénalisée par la baisse des dépenses d’énergie et le repli marqué des biens fabriqués, dans un contexte climatique particulièrement doux, révèle l’Insee.
Les dépenses de consommation des ménages en biens reculent nettement au mois de février, en baisse de 1,4 % en volume après une hausse de 0,4 % en janvier, selon les données révisées de l’Insee. La consommation d’énergie diminue de nouveau (-2,4 % après -1,2 %), tandis que la consommation de biens fabriqués se contracte sensiblement (-1,7 % après +1,1 %), à l’instar de la consommation alimentaire (-0,5 % après +0,4 %).
La baisse des dépenses énergétiques s’explique principalement par le recul de la consommation d’électricité et de gaz, dans un contexte climatique particulièrement doux : ce mois se classe en effet au deuxième rang des mois de février les plus doux depuis 1900 selon Météo‑France. À l’inverse, la consommation de carburants (super sans plomb et gazole) rebondit.
Biens fabriqués et alimentation en recul
La contraction de la consommation de biens fabriqués est tirée par la nette baisse des dépenses en biens durables (-1,8 % après +0,8 %). Celle‑ci résulte notamment d’un fléchissement marqué des achats d’équipements du logement (-2,6 %), en particulier les meubles et les produits électroniques. Les achats de matériels de transport reculent également (-1,4 %), notamment ceux de voitures neuves. Les dépenses d’habillement‑textile enregistrent une forte contraction (-4,0 % après +3,6 %), tandis que la consommation des « autres biens fabriqués » se replie légèrement (-0,1 %).
Par ailleurs, la consommation alimentaire diminue sur le mois (-0,5 %), sous l’effet d’une baisse des dépenses en produits agroalimentaires, en particulier les boissons et le tabac.
L’évolution de la consommation totale des ménages en biens en janvier est révisée à la baisse de 0,1 point, à +0,4 % après arrondi. Cette révision tient compte de nouvelles informations ainsi que de l’actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières (CVS) et des effets des jours ouvrables (CJO).
C.Bu












