
Avec une vingtaine d’innovations par an, Charal, qui fête ses 40 ans, a su suivre les tendances de consommation pour proposer des produits de qualité, abordables, pratiques et gourmands. Une adaptation continue qui prend racine dans ses liens étroits avec les consommateurs. par Catherine Batteux
Une année particulière. En 2026, Charal fête ses 40 ans. Un anniversaire célébré en interne, ainsi qu’avec les consommateurs au travers d’animations pour en faire un événement fort à part entière, mais aussi revenir sur l’histoire de la marque et continuer à l’écrire. « Dans la continuité, et différemment », glisse Stéphanie Bérard-Gest, directrice marketing & innovation de Charal.
Car si la marque s’est construite autour de trois piliers forts : la qualité avant tout, mais aussi l’innovation et la communication, Charal a pris, dès 2017, un virage au plus près des évolutions sociétales. « Dans les années 2010, nous avons observé une montée du flexitarisme et, aussi, un besoin de réassurance. Nous voulions transmettre l’idée du bœuf comme plaisir essentiel, qui a donné naissance à une nouvelle signature : “Vivons Fort”. De cette signature est née une stratégie de communication davantage tournée vers l’événementiel et une stratégie de développement orientée à la fois vers le “manger mieux” avec une viande de qualité, française, des produits gourmands, mais aussi des produits faciles à préparer et à cuisiner, afin qu’ils puissent être intégrés dans le quotidien des consommateurs », explique-t-elle.
Créer du lien
Rendre service aux consommateurs et créer du lien. Avec, à la clé, des animations autour d’événements sportifs que la marque sponsorise. Cette année, Charal a, pour la première fois, pris le départ du Tour de France, « qui est venu comme un point d’orgue à cette stratégie que nous développons depuis plusieurs années. L’événementiel nous permet de communiquer différemment avec notre public, de manière. Plus émotionnelle », précise Stéphanie Bérard-Gest. La marque a imaginé une caravane de quatre véhicules à ses couleurs pour aller à la rencontre de 12 millions de spectateurs du Tour : du Quad Barbecue, au Char Hebdopack, en passant par le Char Boîte à Hummm et le véhicule Entrecôte.
L’aventure avait commencé avec le sponsoring sportif, en particulier la voile, autour des valeurs en partage pendant la course, en interne comme en externe, mais aussi au cœur des villages sur les pontons « où nous faisons vivre la marque », rappelle-t-elle. Puis la démarche s’est étendue avec la création de l’Atelier Charal sur le réseau autoroutier (10 comptoirs), de foodtrucks dans des festivals comme Garorock ou les Déferlantes.
En mai dernier, la marque a notamment investi le Fise, terrain de jeu mondial des sports urbains (300 000 festivaliers, 1 500 athlètes, 8 disciplines) avec un dispositif pensé comme une expérience gourmande, fun et festive, avec la volonté de s’ancrer dans des univers qui valorisent l’intensité, le mouvement et le collectif. En juillet, lors du LEC Summer Roadtrip organisé à l’Adidas Arena autour du jeu League of Legends, Charal a soutenu la Karmine Corp, l’une des équipes emblématiques de la scène e-sport française et européenne, a créé des animations et dégustation in arena.
Le succès des produits élaborés
Avec une ambition, fidéliser mais aussi recruter de nouveaux consommateurs et donc, être à l’écoute de leurs besoins. Face à une consommation de viande de bœuf plutôt orientée à la baisse, notamment en raison de l’inflation, Charal observe, toutefois, plusieurs tendances. D’abord, contrairement aux années 2010, la montée du flexitarisme est beaucoup plus mesurée. D’autre part, si la consommation s’est quelque peu tassée sur les produits traditionnels comme les pièces de bœuf, les produits élaborés se développent plutôt bien. « Ils permettent de répondre à toutes les attentes des consommateurs avec, par exemple, plus de praticité dans les cuissons, des formats et des recettes plus adaptés », souligne-t-elle. Charal a, par exemple, lancé, en avril dernier, une gamme Airfryer avec des pièces de bœuf (à partager ou façon Maître d’Hôtel) qui vient s’enrichir, en octobre, de Boulettes au bœuf prêtes en 8 minutes.
Au-delà des appareils de cuisson, faciliter l’accès à la viande passe, aussi, par la façon de consommer, et donc de cuisiner. Désormais, les Français aiment réaliser une cuisine d’assemblage pour faire des salades, des « one pot pasta » C’est dans cet esprit que la marque a imaginé au rayon boucherie, des pièces de bœuf à effilocher ou des Emincés de bavette, prêts à enrichir les créations culinaires de chacun. Dans la gamme Cuisine Facile, Charal propose, dès octobre, des Dés de faux-filets, une façon de faire redécouvrir les piécés aux cibles jeunes. Avec, au final, des produits pratiques, prêts en quelques minutes, gourmands et qualitatifs.
Autre tendance qui s’est encore accentuée cette année avec les fortes chaleurs : l’engouement pour les viandes crues. Après le succès du Ceviche qui revient dans les rayons à chaque printemps, Charal a lancé, en avril, un Gravlax de bœuf en carpaccio qui rencontre « un grand succès. Il répond à de nombreuses attentes avec, par exemple, une texture proche de celle du gravlax de saumon, un peu comme un jambon sec très moelleux. C’est un produit gourmand, multisaisons, que l’on peut servir aussi bien en salade qu’en apéritif ou en raclette », résume-t-elle.
La marque revisite, aussi, les classiques de la restauration. Sur la base de différents panels de consommateurs, Charal lance en octobre, un steak haché au goût de Steak House avec des notes grillées qui rappellent la cuisson au barbecue. « Quand on observe le succès des chips aux multiples saveurs, pourquoi pas nous ? », interroge-t-elle.
Travailler l’accessibilité prix
Afin de rester accessible au plus grand nombre, la marque travaille sur les portions proposées. « Nous voulons que la qualité Charal soit accessible, explique Stéphanie Bérard-Gest. Nous avons la chance d’être présents dans deux rayons, boucherie et surgelés, afin de répondre à toutes les cibles ». La gamme Bon Plan travaille, par exemple, sur les poids des portions, tandis que la gamme Happy Family s’attache au nombre de portions et aux recettes. La marque vient d’ailleurs d’innover au rayon surgelés avec une offre à la fois au positionnement prix attractif et qui répond à une demande d’aide culinaire, un prêt à cuisiner Bœuf et Porc : de quoi permettre de réaliser des légumes farcis ou des burritos. Toujours au rayon surgelés, Charal propose, en octobre, une référence Crispy au bœuf, smoky tomato, des fingers panés aux flocons de maïs, à déguster en cœur de repas ou à l’apéritif. Et au rayon boucherie, sur la base d’un petit grammage (115 g) qui a fait le succès du P’tit Mayo Ketchup lancé l’an dernier, la marque sort un P’tit Cheddar, « un petit snack, plus abordable, mais tout aussi gourmand », précise-t-elle. Enfin, Charal propose également un Sauté de porc au curry au rayon boucherie, « qui permet, aussi, d’amener de la variété avec un produit accessible ».
Avec une vingtaine d’innovations par an, Charal entend « être le boucher du quotidien des Français », résume Stéphanie Gérard-Best, un facilitateur du quotidien. Avec une accessibilité prix, mais aussi un facilitateur du quotidien. « Que ce soit en communication ou en innovation, notre rôle de marque, c’est aussi de surprendre et de créer de nouvelles expériences », conclut-elle. Rendez-vous sur le village de la Route du Rhum pour la dernière course de Jérémie Beyou aux couleurs de Charal, qui prendra le départ à bord de l’Imoca Charal II dont 50 % de la carène a été changé. Le skipper, dont le contrat avec Charal prend fin après 10 ans de partenariat, souhaite se tourner vers un projet Ultim. De son côté, Charal continue le sponsoring voile et devrait révéler, en décembre, le nom du prochain skipper. Bon vent à tous !


















