
Fort de ses performances en France, le groupe Eurocommercial mise sur son ancrage européen pour accélérer sa dynamique commerciale et renouveler son offre.
Dans un contexte encore contrasté pour le commerce physique, Eurocommercial affiche des performances supérieures aux tendances du marché français. Au premier trimestre 2026, Eurocommercial France enregistre une progression de son chiffre d’affaires de 1,9 %, quand, dans le même temps, les enseignes du commerce spécialisé reculent de 2,8 %. La fréquentation suit la même trajectoire, avec une hausse de 4 % dans les centres français, au-dessus des tendances observées par Quantaflow. « Ces performances sont le fruit d’un travail de fond sur le mix d’enseignes, sur la réactivité commerciale et sur notre capacité à faire évoluer nos centres en permanence. », déclare Pascal Le Goueff, directeur France d’Eurocommercial Properties.
Stratégie d’implantation sélective
Depuis plusieurs années, le groupe déploie une stratégie d’implantation sélective, fondée sur la complémentarité des enseignes et leur capacité à créer du trafic. Plusieurs ouvertures récentes illustrent cette approche. À Étrembières, Quick a enregistré des résultats exceptionnels dès son premier mois d’exploitation. Au Passage du Havre, Legami, enseigne italienne de papeterie et cadeaux, affiche des débuts jugés très encourageants pour sa deuxième implantation en France et renforce le flux de la galerie. Aux Porte de Taverny, Grain de Malice a signé l’une des meilleures ouvertures de son réseau. « Nous recherchons des enseignes capables non seulement de performer, mais aussi d’améliorer le positionnement global du centre », souligne Pascal Le Goueff.
Au Passage du Havre, plusieurs marques affichent, par ailleurs, des niveaux de performance supérieurs à ceux de leur réseau national, à l’image de Normal, Søstrene Grene, Pull & Bear ou encore Agatha. Cette dynamique s’explique par une connaissance fine des marchés locaux et par une organisation de terrain resserrée.
« La stabilité de nos directeurs de centre, présents durablement sur nos sites, constitue un véritable avantage concurrentiel. Cette continuité leur permet de développer une connaissance fine des commerçants, des clients et des spécificités de chaque centre, créant ainsi une relation de proximité forte », estime Pascal Le Goueff.
Un taux de vacance contenu
Au premier trimestre 2026, Eurocommercial affiche un taux de vacance établi à 1,7 % à un niveau bas, rarement au-delà de 2%. « C’est une priorité absolue, car la vacance pèse sur l’attractivité et sur l’activité globale d’un centre », affirme Pascal Le Goueff. Pour limiter les cellules inoccupées, le groupe recourt à des formats temporaires ou à des pop-up stores, dans lesquels sont testées de nouvelles enseignes. Même logique du côté du taux d’effort (loyers, charges et fiscalité dans le chiffre d’affaires des commerçants), qui se situe autour de 10 % en France. « Notre objectif n’est pas de pousser les loyers au maximum, mais de préserver un équilibre durable entre bailleurs et enseignes qui permet à nos locataires de travailler sereinement dans la durée », insiste Pascal Le Goueff.
Nombreuses animations commerciales
En outre, la fréquentation des différents sites du groupe reste soutenue par un important travail d’animation commerciale. À Grand A (Amiens), le Yellow Festival, dont la troisième édition a réuni 20 000 visiteurs les 23 et 24 mai derniers, s’est progressivement imposé dans le paysage événementiel régional. Au Passage du Havre, à Paris (8ème), les concerts du vendredi en été et d’autres rendez-vous réguliers participent à la montée en puissance du site. « L’animation est un véritable levier de fréquentation. Elle permet de faire venir les visiteurs pour autre chose que l’achat, et donc de renforcer l’attractivité globale du centre », observe Pascal Le Goueff.
En parallèle, Eurocommercial poursuit ses investissements de rénovation et de reconfiguration. Aux Atlantes, près de Tours, le groupe a achevé la modernisation du centre, comprenant la création d’une nouvelle façade, une restructuration du parking et un renforcement de l’offre de restauration. L’arrivée de Kiabi et la réorganisation de certaines cellules s’inscrivent dans cette logique de remerchandising. Les mutations du commerce, notamment dans le prêt-à-porter, deviennent alors des opportunités pour renouveler l’offre.
Une vision européenne
Enfin, le groupe capitalise sur sa présence dans quatre marchés- la France, l’Italie, la Belgique et la Suède- pour accélérer certains développements commerciaux et repérer les tendances montantes, de la santé-beauté à de nouveaux concepts de restauration ou de lifestyle. Il travaille, notamment sur l’implantation de Rituals dans son portefeuille européen. « Notre vision internationale nous permet d’identifier des enseignes, de comparer les dynamiques selon les pays et d’accompagner leur implantation là où elles ont le plus de potentiel », explique Pascal Le Goueff.
Dans un marché marqué par les restructurations sectorielles, Eurocommercial défend un modèle fondé sur une organisation décentralisée, avec des équipes présentes sur site, permettant une adaptation permanente de l’offre aux attentes locales, ainsi qu’une grande réactivité opérationnelle. « Notre rôle est de concevoir des lieux de commerce utiles, durables et ancrés dans leur territoire, à la fois lieux du quotidien et lieux d’expérience », conclut le directeur.





















