![[Reportage] E.Leclerc de Saint-Malo : Rénovation complète [Reportage] E.Leclerc de Saint-Malo : Rénovation complète](https://pointsdevente.fr/wp-content/uploads/PDV1343_P41_01-960x633.jpg)
Créer un véritable lieu de vie, un magasin simple et efficace, où l’on se sent bien. C’était tout l’enjeu du E.Leclerc de Saint-Malo qui a réussi le pari de rénover complètement sa surface de vente (4 734 m2), sa galerie commerciale et ses espaces extérieurs en un temps record, sans fermeture. Arneg a fourni l’ensemble des meubles froids. par Catherine Batteux
Un pari réussi, donc. Dès l’entrée, on est happé par la luminosité de l’espace et l’harmonie qui se dégage. « Le magasin semble plus grand et plus confortable, sans avoir été agrandi », souligne Sylvain Chenel, directeur du E. Leclerc de Saint-Malo.
L’histoire de cette transformation est celle d’une nécessité qui commence en 1997. Un hypermarché est créé juste à côté d’un ancien point de vente datant de 1979, dont l’ossature conservée a, ensuite, fait office de parking couvert. Puis… plus rien pendant plus de 20 ans : le magasin ne connaît aucune évolution majeure. « Pendant des années, nous avions un projet de transfert sur une autre zone commerciale, mais il n’a pas abouti. Face à un magasin vieillissant qui avait besoin de répondre aux nouvelles normes de consommation, ne serait-ce qu’en matière de RSE, et bloqués par l’existence d’une route et de zones d’habitations, nous ne pouvions pas nous agrandir. Nous avons donc opté pour un remodeling complet, du sol au plafond », se souvient Sylvain Chenel, directeur du E.Leclerc de Saint-Malo. Une stratégie mûrement réfléchie
Étude de marché et plans
Il y a 4 ans, le processus démarre par une étude de marché approfondie menée par l’institut Ropars afin d’analyser en profondeur les spécificités économiques du magasin : chiffre d’affaires, panier, zone de chalandise… Les m2 alloués sont-ils en phase avec le CA ? « Par exemple, l’étude a relevé la nécessité d’augmenter les linéaires dédiés au secteur liquide », raconte Sylvain Chenel.
Place ensuite à l’élaboration des plans confiée à JT Conseil, agenceur de magasins, sur la base des préconisations de l’étude de marché. « Voilà ma boîte à chaussures, il faut que vous agrandissiez les liquides en réduisant le non alimentaire et en développant les produits frais et les produits de grande consommation. C’était révolutionnaire !, se souvient Sylvain Chenel qui souligne aussi la facilité et la rapidité des échanges : « Nous évoquions des transformations de plans et nous recevions les modifications dans l’heure. Cette fluidité nous a permis de réaliser une cinquantaine de croquis différents ». Soit au total, 5 mois pour bâtir quelque chose de définitif et cohérent.
Des choix orientés vers la sobriété et l’efficacité
Une fois les plans établis, le directeur du magasin est entré en relation avec les différents fournisseurs, dont Arneg qui a fourni l’ensemble des meubles froids. « Nous les avons rencontrés lors d’un salon Galec et nous avons été séduits par l’offre, simple et sobre, à l’image de notre point de vente. Nous sommes également allés visiter un magasin à Fougères qui venait d’être installé. Nous avons constaté une mise en œuvre d’éléments bien éclairés et solides : cela a fini de nous convaincre », résume-t-il.
Parallèlement, une agence d’architecture d’intérieur de Dinan (22), Créacom, a également travaillé sur les plans de JT Conseil. « Nous avons été bluffés : tout ce qui a été dessiné sur la base des plans est reflété à l’identique dans le magasin », se félicite le dirigeant. Créacom a imaginé l’ensemble des espaces avec des matériaux nobles et sobres, « une décoration simple et efficace », souligne-t-il
3 étapes de travaux
Côté travaux, tout s’est articulé, en un temps record, et sans fermeture du magasin, selon 3 phases : l’hypermarché, la galerie commerciale et l’extérieur, dont le parking.
Début des opérations en point de vente le 20 janvier 2024, pour un rendu le 30 juin, soit 5 mois. Le magasin de 4 734 m2 a été séparé en 10 zones d’environ 500 m2. Tout a été bâché afin d’éviter la poussière. Une fois une zone vidée et fermée, les travaux de sol, de peinture au plafond (la nuit), l’électricité, les meubles froids, le montage des gondoles, la décoration ont été réalisés. Soit, en général, deux semaines par zone. Les allées promotionnelles ont accueilli les produits pendant les zones en travaux. « Nous avons aussi embauché deux personnes, baptisées les archis, qui sillonnaient chaque jour le magasin avec des plans afin d’expliquer les travaux aux clients, mais aussi pour les aider à trouver leurs produits », explique-t-il.
Fin juin 2024, les travaux du point de vente s’arrêtent afin de ne pas pénaliser les clients pour la saison touristique. Leur reprise en septembre a permis de réaliser la ligne de caisse (en un mois) et de rénover la galerie commerciale jusqu’en décembre, pour l’ouverture de la saison des fêtes. Les espaces extérieurs ont suivi en janvier 2025. Au-delà des espaces végétalisés en façade, comme aux alentours, le parking couvert a été démonté afin qu’il soit équipé d’ombrières photovoltaïques qui servent en partie à l’autoconsommation du magasin (les deux-tiers en revente). Là aussi, le travail a été optimisé par zone et organisé de telle sorte que les clients puissent faire leurs courses normalement. Au 30 juin 2025, l’ensemble du E.Leclerc était transformé. « Si on enlève, les saisons touristiques et de fin d’année, les travaux n’auront duré que 13 mois », raconte Sylvain Chenel qui avoue avoir pris beaucoup de plaisir dans son rôle de maître d’œuvre et remercie ses équipes qui ont fait « un super boulot pour accompagner ces lourds travaux de transformation ».

























