
Les étiquettes électroniques transforment les rayons en une infrastructure numérique interconnectée. En couplant connectivité ouverte, vision par ordinateur et ciblage mobile, elles participent à l’excellence opérationnelle. Par Jean-Bernard Gallois
Les étiquettes électroniques de gondole (EEG) ont dépassé leur fonction d’automatisation des prix pour constituer un des systèmes nerveux du point de vente connecté. Au cœur de cette mutation, les leaders du marché transforment le linéaire traditionnel en une infrastructure digitale dynamique et interconnectée. En s’appuyant sur des innovations de rupture, ils déploient des plateformes de services basées sur l’intelligence périphérique, l’optimisation opérationnelle et l’analyse de données spatiales.
Révolution de la connectivité… La première innovation réside dans le protocole de communication choisi pour propulser ces solutions connectées. Les solutions de Vusion reposent sur le Bluetooth Low Energy (BLE). Alors que le marché français est historiquement dominé par des fréquences radio haute fréquence et des protocoles propriétaires fermés, le choix d’un protocole standardisé et ouvert change la donne. Le rail électronique, directement alimenté par une batterie, s’affranchit des contraintes d’autonomie des piles boutons traditionnelles. Cette alimentation en continu permet d’activer des fonctionnalités gourmandes en minimisant de manière significative la maintenance opérationnelle.
… et de la productivité C’est le cas du « pick to light », un système de guidage lumineux en temps réel. Lorsqu’un préparateur de commande de e-commerce ou de drive s’approche d’un produit, l’étiquette clignote instantanément pour lui indiquer l’article exact à flasher. Le gain de productivité estimé pour les équipes en magasin oscille entre 20 % et 30 %, tout en réduisant la pénibilité liée à la recherche des produits en cas d’erreur de mise en rayon ou de rupture de stock. Damien Knoepfli, directeur commercial France chez Vusion, explicite ce basculement : « Toutes les étiquettes électroniques que vous trouvez en France aujourd’hui sont sur la technologie haute fréquence. L’inconvénient de la haute fréquence, c’est son protocole propriétaire. La grande révolution du Bluetooth Low Energy (BLE), c’est justement qu’on s’appuie sur un protocole ouvert. Le fait de pouvoir communiquer en Bluetooth amène de nouveaux usages qui n’étaient absolument pas possibles avant. En fait, cela devient un hub dans le magasin, une vraie technologie sur laquelle se reposer sur le long terme et qui apporte un véritable puits de données. » De son côté, la stratégie d’Hanshow prend une dimension structurelle. L’entreprise, dont le directeur technique préside le groupe de travail dédié au sein du Bluetooth SIG pour façonner un standard mondial en BLE (voir ci-dessous), adopte, elle aussi, une vision axée sur la création de valeur face à des distributeurs prudents sur leurs investissements. « Notre métier évolue : nous





