
Pleinement centrés sur l’omnicanal, le spécialiste de l’ameublement et la banque ont travaillé à l’harmonisation de l’ensemble des supports web et magasins, pour aboutir à un parcours de plus en plus unifié.
La frontière entre paiement en ligne et paiement en magasin s’efface progressivement. En témoigne le renouvellement du partenariat entre le groupe But-Conforama et BNP Paribas Personal Finance, via sa marque Cetelem. Cette collaboration vieille de quarante ans, nouée entre le leader français de l’équipement de la maison et l’un des grands acteurs historiques du crédit à la consommation, illustre la capacité du secteur à se réinventer au fil des mutations du commerce.
« Ce partenariat a la particularité d’avoir su évoluer avec les usages et les attentes des consommateurs. Dès le départ, nous proposions déjà des solutions de paiement en plusieurs fois par carte bancaire, et cette logique reste au cœur de notre offre », rappelle Franck Vignard. Au-delà du fractionné, l’accord couvre des cartes de fidélité à avantages, cagnottage, chèques cadeaux, et report de mensualités, qui concernent aujourd’hui plus de deux millions de clients cumulés chez les deux enseignes.
Mobile first, et au delà…
En outre, l’action des deux opérateurs s’oriente désormais vers le mobile. « Avant, il s’agissait surtout d’être présent dans le portefeuille du client. Aujourd’hui, l’enjeu est d’être disponible à tout moment sur smartphone, de façon simple, fluide et transparente », explique Franck Vignard. Il rappelle, à titre d’exemple, qu’un client à jour de ses paiements peut bénéficier, jusqu’à deux fois par an, du report gratuit d’une mensualité : une souplesse particulièrement utile lors de périodes de dépenses plus intenses.
Cette exigence de fluidité ne se limite pas au mobile : elle redéfinit aussi le rapport entre magasin physique et canal en ligne, dans une optique d’omnicanalité. « Il n’est plus envisageable d’avoir des stratégies différentes entre le magasin et le e-commerce. Les clients attendent une expérience cohérente d’un canal à l’autre. Ce qu’ils trouvent en ligne doit aussi exister en magasin, et inversement », observe Franck Vignard. Le paiement omnicanal n’est plus un objectif de long terme, mais une condition d’entrée sur le marché.













