
Face aux demandes de certains industriels de rouvrir les négociations commerciales dans un contexte de tensions géopolitiques et de prix de l’énergie marqués par une volatilité accrue, la FCD refuse et pointe un système à bout de souffle.
Dans ce contexte, la fédération du commerce et de la distribution se dit fidèle à son « rôle d’amortisseur » et tient son cap : « proposer chaque jour le prix le plus juste, pour préserver le budget de tous les consommateurs ».
Des demandes prématurées
Ainsi, les demandes de réouverture des négociations commerciales « apparaissent, aujourd’hui, prématurées et restent à ce stade, limitées ». La FCD rappelle que des outils existent déjà pour s’adapter : les clauses de révision qui permettent de rouvrir la discussion dès lors que les hausses de coûts sont réelles, justifiées et difficiles à absorber. « C’est dans ce cadre que les situations seront examinées avec discernement, dans le respect du principe de réversibilité des conditions à la hausse comme à la baisse », indique la FCD.
La date butoir, un outil qui n’est plus adapté
La fédération pointe du doigt certains industriels, « parfois parmi les plus rentables », qui demandent à rouvrir les négociations, tout en défendant le principe d’une date butoir stricte. « On ne peut pas à la fois soutenir un cadre et s’en affranchir dès qu’il devient moins favorable. Une règle que l’on écarte quand elle gêne n’est plus une règle », estime la FCD.
Selon elle, le vrai problème est la date butoir, un « outil qui n’est plus adapté. Elle concentre la pression sur quelques semaines. Elle désigne le distributeur comme seul responsable d’une négociation qui en engage deux. Et elle enferme les deux parties dans un calendrier rigide, à rebours d’une économie qui ne l’est plus. Dans un environnement volatil, ce modèle figé apparaît en outre de plus en plus en décalage avec la réalité économique ».
Pour la FCD, le constat est clair : » Le système est à bout de souffle. Il doit désormais évoluer vers des négociations plus souples, adapté au contexte fluctuant, pour tenir ensemble trois exigences : la juste rémunération des producteurs, la compétitivité des filières et la protection du pouvoir d’achat des Français ». La fédération appelle, ainsi, l’ensemble des acteurs, pouvoirs publics, parlementaires, industriels, « à faire preuve de responsabilité pour contenir toute nouvelle poussée inflationniste ».
C.B.

