
Des conserves aux produits apéritifs, le rayon de l’épicerie salée est riche en catégories et références. Les consommateurs y réalisent des achats plaisir, sur fond de praticité et de saine gourmandise. Un équilibre parfois difficile à atteindre pour les intervenants. Diversité de l’offre, disparité entre les ventes. Si le marché de l’épicerie salée est relativement stable en volume, il recule légèrement en valeur. Les produits apéritifs, valeur refuge, portent la croissance. Par Sidonie Wathier
Une stabilité étonnante au regard de la diversité de l’offre. Le marché de l’épicerie salée en GMS atteint 971 millions d’euros et recule légèrement en valeur (-1,5 %) tandis que les volumes restent quasi stables (+ 0,2 %). Cette tendance s’explique principalement par une dévalorisation, alors même que la consommation reste légèrement positive. La disparité entre les ventes reflète bien l’appétence des Français pour les potages et sauces, féculents, assaisonnements et condiments, conserves de légumes et surtout les produits apéritifs. Cette catégorie représente 19,9 % du marché en volume et 16,5 % en valeur. « C’est une spécificité française, une valeur refuge. Ce rayon enregistre une croissance depuis quelques années, elle est tirée par les graines comme les cacahouètes, pistaches, amandes, cajou, et les mélanges », commente Alice Defforge, directrice marketing de Menguy’s. Les snacks extrudés connaissent une belle hausse des ventes grâce aux pop-corn, tuiles, snacks asiatiques, tortillas, sans compter sur la nouveauté Cheetos. Sur le segment de la bio, les évolutions sont plus importantes avec une progression de





