
Menacée par les impayés du BHV, la PME française lance une action en justice contre le magasin du Marais et son propriétaire, Frédéric Merlin.
« Une situation de crise majeure ». C’est ce qu’annonce Flowrette, la PME française de fleurs durables (fleurs séchées et stabilisées, fleurs en papier, artificielles…). Après avoir quitté son showroom du BHV Marais en août dernier, l’entreprise révèle faire face à un impayé de plusieurs dizaines de milliers d’euros de la part de l’enseigne depuis plus d’un an, mettant en péril son avenir et ses projets de relocalisation. « Nous ne sommes pas partis par choix stratégique, mais par nécessité de survie, expliquent Margot et Vincent Morio, co-dirigeants de la PME. On ne peut pas, d’un côté, déplorer que la production parte en Chine et que le commerce français s’effondre, et de l’autre, traiter Les PME locales avec un tel mépris. Quand un géant de la distribution refuse de payer une petite structure, il ne fait pas qu’une erreur comptable : il est tranche de l’artisanat français ».
Un trou béant dans la trésorerie
Flowrette explique avoir tenté de sauver le partenariat. Sous la promesse d’un règlement rapide des dettes, l’enseigne a poussé la marque à réapprovisionner ses stocks et à maintenir son showroom. La PME a tenu ses engagements, mais les paiements ne sont jamais arrivés, avec à la clé, « une perte de marchandise colossal et un trou béant dans la trésorerie ». Face à cette situation, les dirigeants de Flowrette annoncent lancer une action en justice non seulement contre l’enseigne BHV, mais également une procédure visant directement son dirigeant, Frédéric Merlin.
L’entreprise est en pleine phase de relocalisation avec l’ouverture d’un nouvel atelier près de Nantes. À cette occasion, Flowrette lance Le Franc Parler, un bouquet tricolore, vendu à un prix de soutien, qui permet aux consommateurs de montrer leur adhésion à la démarche de la marque et de financer directement la sauvegarde des emplois et la relocalisation de la production auprès de Nantes.
C.B.

