
La vague des JO n’aura pas suffi. Decathlon présente des signes d’essoufflement avec un résultat net en recul de -15%.
Petit coup de mou du côté de la forme de Decathlon. Si le groupe de la galaxie Mulliez enregistre, en 2024, un chiffre d’affaires monde en croissance de 3,8% sur un an à 16,2 milliards d’euros, son résultat net est orienté à la baisse de -15%, passant de 931 millions d’euros en 2023 à 787 millions d’euros en 2024. Les ventes numériques représentent désormais 20% du chiffre d’affaires total, incluant l’e-commerce, les marketplaces et les commandes connectées en magasin.
La France en léger recul
En France, l’enseigne spécialiste du sport a même enregistré un léger recul de son chiffre d’affaires à 4,73 milliards d’euros, contre 4,75 milliards l’année précédente.
« Les mesures rigoureuses de contrôle des coûts ont permis d’atténuer l’impact de l’inflation, tout en maintenant une dynamique commerciale forte et des prix abordables pour les clients, indique le groupe dans un communiqué. L’optimisation des dépenses opérationnelles reste une priorité pour 2025 afin de soutenir une croissance à long terme ».
Développement international
Présent dans « 79 territoires », Decathlon prévoit d’investir 100 M€ sur 5 ans en Inde afin de développer le réseau de magasins et les capacités de production. En Allemagne, le groupe prévoit également jusqu’à 100 M€ d’investissement d’ici 2027, intégrant l’ouverture de magasins et la modernisation du parc existant.
Fin mars, l’enseigne avait annoncé un changement de directeur général avec le départ de Barbara Martin Coppola, en poste depuis 2022, qui a été remplacée par Javier Lopez, entré dans l’entreprise en 1999. Decathlon avait déjà changé de président quelques semaines plus tôt, lors de l’arrivée de Julien Leclercq, l’un des fils du fondateur.
C.B.