
Alors que se tiendra la 44e édition du Salon Franchise Expo, du 14 au 16 mars à Paris, le modèle de la franchise séduit de plus en plus d’enseignes par sa résilience et sa solidité. La force de son réseau et l’implication des franchisés sont des moteurs de croissance externe et d’expansion. Un vivier d’entrepreneurs passionnés qui donnent un second souffle au commerce intégré. Par Cécile Buffard
Alors que près de 700 000 entreprises devront trouver un repreneur d’ici 2032, la franchise séduit un public de plus en plus large. Du jeune diplômé qui rêve d’entrepreneuriat au salarié en reconversion professionnelle, le modèle a démontré sa résilience pendant les périodes de crise et résiste, là où le taux de défaillance des micro-entreprises de l’auto-entrepreneuriat progresse en 2025 (+ 2 % par rapport à 2024) avec 68 650 faillites d’entreprises enregistrées, tous secteurs confondus. « La force de la franchise réside dans son réseau qui mobilise toutes les ressources et la puissance de l’intelligence collective pour accompagner les commerçants en cas de crise », indique Véronique Discours-Buhot, déléguée générale de la Fédération française de la franchise. Dans ce modèle où le franchiseur et le franchisé ont besoin l’un de l’autre, les intérêts sont alignés. « Le franchiseur apporte un concept, des outils de formation, de gestion et des services. Le franchisé développe l’enseigne sur les territoires et travaille sur l’opérationnel », ajoute la déléguée. Une relation gagnant-gagnant qui sécurise les futurs commerçants, dans un contexte économique morose et incertain.
Déployer un concept Distribution alimentaire, prêt-à-porter, restauration, lunetterie, ou encore, salles de sport : le nombre de secteurs d’activité à la franchise offre un vaste choix à tous les profils et pour toutes les bourses, à partir de 20 000 € d’apport personnel. « Il existe plus de 2 000 réseaux de franchise, partout en France, les candidats ont le choix ! La majorité des franchisés ouvrent un magasin dans un secteur dans lequel ils n’ont jamais travaillé », constate Véronique Discours-Buhot. Ces chefs d’entreprise bénéficient d’une formation initiale et continue pour apprendre les métiers et savoir-faire de l’enseigne. Pour un primo-accédant au marché, la franchise permet de gagner du temps. « Il faut compter 4 à 5 ans pour créer une marque. Cette étape a déjà été prise en charge par le franchiseur et le franchisé peut se consacrer à la réussite du concept et à la croissance du réseau », ajoute la déléguée, rappelant qu’un bon concept marchand doit être déployé le plus vite possible pour « saturer le marché ». Les plus ambitieux se lanceront en multi-franchises, pour ouvrir plusieurs magasins d’une même enseigne ou en pluri-franchises, gérant différentes marques et capitalisant sur leur connaissance du territoire et des consommateurs, pour créer des synergies entre les commerces.
Leviers d’efficacité Le taux de pérennité après 5 ans d’une entreprise en réseau est plus élevé que celui d’un commerce isolé, grâce à la force du nombre, rappelle Sylvain Bartolomeu, Président









