
Après le rachat de Legal il y a 18 mois, le torréfacteur lillois Méo-Fichaux annonce le redéploiement industriel et commercial de la marque de café.
L’enjeu est de taille : se différencier des géants mondiaux du marché du café et relancer une grande marque capable de concilier qualité gustative, torréfaction en France et accessibilité au plus grand nombre. L’ETI familiale basée à Lille, Méo-Fichaux, en a fait le pari. Depuis le 1er avril 2026, Legal a fait son retour dans les rayons de Carrefour et Super U, et en mai chez Intermarché et Monoprix. Une stratégie de distribution ciblée qui doit permettre à la marque de retrouver rapidement ses volumes historiques. L’entreprise mise sur une gamme courte, uniquement sous format de capsules aluminium (10 références capsules, 5 références dosettes) pour maximiser la rotation en rayon et prendre, à terme, 10 % de ce segment de marché. La marque Méo, étant présente sur le marché du café en grains et du café labellisé en agriculture biologique en GMS.
Legal redonne du goût aux rayons
Le relancement s’appuie sur le site de La Madeleine, à proximité de Lille, où un deuxième site de production existe. Méo-Fichaux y a concentré ses investissements : 25 M€ en 6 ans, donc 8 M€ pour sa dernière ligne robotisée dédiée aux capsules aluminium. Au total, le site atteint aujourd’hui une capacité de production de 1 680 capsules par minute, permettant une réponse immédiate aux besoins de la grande distribution. L’entreprise a tissé un partenariat avec Capsul’in Pro, 3e fabricant mondial de capsules, qui garantit l’usage d’une capsule en aluminium composée à plus de 90 % de contenu recyclé. « Le réveil de Legal marque le début d’une nouvelle ère pour la torréfaction française. En associant cette marque iconique à notre puissance industrielle, nous ne nous contentons pas de revenir en rayon : nous affirmons notre place face aux leaders mondiaux. Notre indépendance est une force qui nous permet d’allier agilité et excellence pour redonner à Legal une place de leader », souligne Edgar Meauxsoone, directeur opérationnel Méo-Fichaux.
PAR CATHERINE BATTEUX

















