
Après deux années de domination des MDD, les marques nationales contre-attaquent. La bataille sur les desserts ultra-frais fait rage entre innovation gourmande et quête de santé. Par Frédérique Guénot
Les chiffres impressionnent : « 1,8 million de tonnes, 6 milliards d’€ de CA, 2,8 milliards d’unités vendues. Le marché de l’ultra-frais affiche une croissance de 2,3 % valeur et 2,0 % volume – au CAM P11 2025 –, accentuant ainsi sa progression volume par rapport à 2024 », révèle Thanh-Ly Nguyen, consultante chez Circana. Un rebond salvateur après deux années d’inflation. Car le moment du dessert reste un incontournable : 369 millions d’occasions par semaine, ancrées dans la routine de plus de 80 % des Français. Deux tendances montent : la recherche de praticité et l’intérêt porté à la santé.
Skyr et kéfir en plein essor, bifidus et allégés à la peine Dans les linéaires, le segment santé explose (+ 5,8 %), contribuant à la moitié des gains volumes de l’ultra-frais. Champion incontesté : le skyr, avec une croissance de 36,8 % et un gain de 3,1 points de PDM en cinq ans. Dans son sillage, les laits fermentés, comme le kéfir, bondissent de 12,7 %. Les offres à bénéfice santé – protéines, énergie, digestion – ont performé en 2025. En revanche, l’ultra-frais allégé stagne (+ 0,3 % vol1), tout comme le bifidus (-1,9 %) et l’anticholestérol (-6,5 %). Flavia de Courlon, directrice du développement des ventes Lactalis Nestlé Produits Frais, le confirme : « Le marché a perdu en fréquence d’achat sur la cible familiale. »
L’expérience sensorielle




