
Rencontre avec Christophe Noël, délégué général de la FACT
Vous observez aujourd’hui une forme de décalage entre la fréquentation des centres commerciaux et leur chiffre d’affaires. Comment l’expliquez-vous ? Christophe Noël : Nous constatons en effet une légère décorrélation entre ces deux indicateurs. La fréquentation se maintient, voire progresse légèrement, alors que le chiffre d’affaires est plus hésitant. Cela signifie que les consommateurs continuent à venir, mais qu’ils font davantage attention à leurs dépenses une fois sur place.
Cette résistance de la fréquentation vous surprend-elle dans le contexte actuel ? Oui, plutôt. On aurait pu anticiper un recul marqué de la fréquentation, avec la hausse des coûts de l’essence. Or ce n’est pas ce que nous observons. Les centres commerciaux résistent, avec une fréquentation stable en avril, et ceux situés dans les centres-villes enregistrent même une progression. Les commerces physiques conservent une vraie capacité d’attraction. Ils restent des lieux de vie, de loisirs, de sociabilité. En revanche,



