Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous

Lire la publication
Accéder aux suppléments

Petites annonces d'immobilier commercial

Votre emploi dans la distribution avec Distrijob

Le point de vue des chefs de rayon

Store'com

Avis d'experts



Liens utiles
dimanche 01 août 2010


 


Success story

Tous les articles de la rubrique

Fortheshop

23 mars 2009

Arnaud et Monrozier, animateurs de PLV


Paul Arnaud et Patrick Monrozier, cofondateurs de Fortheshop, œuvrent pour une ­nouvelle forme de PLV en proposant aux enseignes de réaliser des contenus vidéo.

;

Imprimer cet article
Retour à la page d'accueil
Envoyer à un ami

Points de Vente – Quel a été votre parcours avant de fonder Fortheshop ?

Patrick Monrozier – Nous nous sommes rencontrés pendant nos études. Paul effectuait un BTS de communication des entreprises et moi un BTS d’action commerciale que j’ai complété par un master communication audiovisuelle et multimédia. Ensuite, nos chemins ont divergé un peu. Paul a intégré l’agence Verso dans laquelle il s’est rapidement occupé de direction artistique, tandis que moi je suis entré dans le groupe Energie où je suis devenu journaliste, puis rédacteur en chef multimédia.

Comment est née l’idée de Fortheshop ?

Paul Arnaud – J’avais constaté à l’agence que les clients imposaient des budgets de plus en plus serrés avec des délais de plus en plus courts. J’ai donc eu l’idée d’intégrer des écrans plasma dans les magasins de textile afin d’avoir une réactivité supérieure en termes de mise en place d’opérations, de réajustement des opérations par rapport au réseau, etc. Le seul problème est que l’agence ne croyait pas vraiment en cette activité. Pour eux, le film était une sorte de cadeau offert aux clients pour lesquels l’agence avait réalisé une campagne. Comme nous nous entendions bien, Patrick et moi, et que nous sommes très complémentaires, nous avons donc décidé de créer Fortheshop.

Qui ont été vos premiers clients ?

Patrick Monrozier – Dès le départ, nous avons lancé l’activité sur les enseignes de prêt-à-porter car elles disposaient déjà de réseaux organisés et d’une communication bien rodée qui nous permettaient de mettre en place ce type de PLV animée. Jen­nyfer a été notre premier client. Je pense d’ailleurs qu’elle a été la première enseigne en France à s’équiper d’un média en magasins.

Comment est constitué votre portefeuille clients aujourd’hui ?

Paul Arnaud –Actuellement, les enseignes de prêt-à-porter représentent 50 % de notre chiffre d’affaires. Le reste de notre clientèle est constitué par les agences de tourisme, les salons de coiffure et, plus généralement, tous les acteurs des cen­tres-villes. Ce type de support est en effet adaptable à n’importe quelle surface de vente ouverte au public. Nous intéressons donc tous ceux qui ont un peu de rêve à vendre…

Les industriels ne font donc pas partie de votre clientèle ?

Patrick Monrozier –Notre approche est également tournée vers les in­dustriels qui souhaitent mettre en scène, grâce à la vidéo, un produit, une offre, etc. Mais notre cœur de cible, ce sont les points de vente !

Les demandes des distributeurs sont-elles différentes selon le type d’en­seigne ?

Paul Arnaud –Nous adaptons naturellement notre discours au positionnement de l’enseigne. Dans les grands magasins ou les grandes surfaces spécialisées, nous mettons en avant les programmes de fidélité, la segmentation du point de vente, les différents services proposés par l’enseigne, etc. Avec ce type de commerce, nous avons encore un rôle pédagogique important à jouer pour leur expliquer l’impact de ce média. De toute façon, les écrans en ma­gasins deviennent monnaie courante. La RATP se met à en installer partout, les aéroports aussi ! Outre-Manche, l’écran n’est plus qu’un outil grâce auquel chacun trouve la façon de se différencier avec sa communication.

Existe-t-il des emplacements privilégiés pour installer ces écrans ?

Patrick Monrozier –Si nous travaillons pour une enseigne type Conforama, dont le positionnement prix est entrée de gamme, nous ne pouvons pas installer des écrans plats partout dans les magasins. Ce déploiement de matériel encore onéreux ne colle pas avec leur image prix. Nous avons donc utilisé les espaces télé des points de vente. Cela permet également à l’enseigne de réaliser des économies en termes d’investissement. Dans les grandes surfaces, les lignes de caisse ou têtes de gondole sont propices à l’installation d’écrans. Dans les centres commerciaux, on les trouvera plus fréquemment au niveau des remontées d’escalator.

Existe-t-il une durée type de film ?

Paul Arnaud –La durée d’un film est calculée en fonction du client et du type d’enseigne. Ainsi, concrètement, une programmation de cinq à dix minutes sera suffisante pour une enseigne textile. Elle accompagnera le processus d’achat du client dans le point de vente. En revanche, dans un salon de coiffure, le client attend beaucoup plus longtemps. Ce type de commerce nécessite donc une programmation plus longue.

Quel est le type de message diffusé dans les centres commerciaux ?

Patrick Monrozier –Quand les centres commerciaux se sont lancés dans la PLV animée, ils proposaient des contenus qu’ils avaient achetés, du type informations autoroutières, météo, etc. Depuis, ils essayent de solliciter les commerçants des ga­leries à l’occasion d’événements comme Noël, la Saint-Valentin… Résultat : le contenu manque cruellement d’unité ! Je pense sincèrement que pour les centres commerciaux, qui sont de véritables galeries multi­marques, il faudrait développer un discours d’identité galerie. Le centre commercial Belle Epine (94) n’a rien à voir avec Rosny 2 (93). Il est donc indispensable que ces centres se dotent d’une identité propre et qu’ils communiquent dessus.

Les demandes des enseignes ont-elles changé avec la crise économique ?

Paul Arnaud –En tout cas, pas au niveau du contenu des films que nous réalisons. Les prix et les promotions ne sont plus le cœur du ­discours des enseignes dans la PLV animée. Il y a quelques années, les enseignes se différenciaient par la seule présence d’écrans dans leurs points de vente. Aujourd’hui, leur discours est de plus en plus qualitatif car les écrans se sont banalisés. Certaines enseignes se montrent toutefois plus frileuses aujourd’hui sur leur budget. D’autres, plus pertinentes, pensent que c’est justement en période de crise qu’il est impératif de se différencier pour séduire les consommateurs et sortir du marasme ambiant.



Propos recueillis par Emmanuelle Evina

23 mars 2009

Parcours

Patrick Monrozier

1977

Naissance.

1997

BTS action commerciale et master de communication audiovisuelle.

1998

Il intègre le groupe Energie.

Paul Arnaud

1975

Naissance.

1997

BTS communication des entreprises.

1998

Il intègre l’agence Verso.




 L’EDITO
Merci à vous !

Après des semaines de grisaille, de pluie, de froid, d’intempéries dévastatrices, l’été est enfin là ! Eh oui, il fait beau et chaud. Des milliers de lycéens et étudiants sont débarrassés des examens et prêts à entamer des petits boulots qui leur permettront, pour...

Lire la suite...